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Notre étude : blockchain et musique

Musique, artistes, rémunérations, droits d'auteurs...comment la blockchain pourrait-elle aider le secteur musical ?
L’industrie musicale est un des domaines d’applications les plus intéressants des technologies blockchain. Nous souhaitions cependant aller au-delà de cette simple affirmation et creuser les tenants et les aboutissants d’une innovation qui pourrait transformer le secteur à horizon 5 à 10 ans. C’est pourquoi nous avons entrepris la réalisation d’un vaste panorama des cas d’usage envisageables, qui accorde une large place à différents experts de l’industrie musicale afin d’éviter le biais d’un point de vue purement technologique. Nous vous invitons donc à découvrir notre étude dédiée : Blockchain et industrie musicale.

Concrètement, nous avons identifié cinq grandes applications de la blockchain pour l’industrie musicale :
1 – Servir de base de données sécurisée et transparente pour les droits d’auteurs
2 – Automatiser et personnaliser la gestion des droits d’auteurs
3 – Permettre de mieux connaître le public d’un artiste et s’adapter en conséquence
4 – Apporter de la transparence dans une chaîne de valeur aujourd’hui opaque
5 – Transformer la gestion et le rôle des billets de concerts

L’étude détaille chacune de ces applications et explique comment la blockchain serait utilisée dans chaque cas.

Ainsi, vous découvrirez en quoi la blockchain permettrait :
– d’enregistrer de façon incorruptible la propriété de chaque titre et les copyrights correspondants
– de faciliter la prise de contact avec les détenteurs d’un morceau et l’obtention d’une licence pour l’utiliser
– de conduire à la création (qui serait inédite) d’une base de données mondiale et complète des droits d’auteurs
– d’aider à savoir si quelqu’un a fait fuiter un titre avant sa date de diffusion officielle
– de verser les droits d’auteur (presque) instantanément aux ayants droits
– de laisser les artistes décider eux-mêmes de l’utilisation de leur musique. Exemple : faire payer les stations de radio pour la diffusion de leur musique mais pas les clubs (ou inversement), ou établir un tarif moins important pour les particuliers, voire ne pas faire payer les plateformes de streaming qui adoptent une approche éthique.
– de rendre possible la distribution automatique des revenus entre les différents propriétaires d’un titre téléchargé. Exemple : verser instantanément 5% des revenus d’un titre de jazz à un musicien X, 5% autres à un musicien Y, etc.
– de faciliter les micropaiements et envisager le « micro-dosage » (paiement en fonction de la durée d’écoute)
– d’aider les artistes à récolter des données sur l’écoute de leurs titres, afin d’améliorer la mise en valeur de leur musique en fonction de leur public
– d’identifier de façon transparente les flux financiers du secteur musical, pour lutter contre la « boite noire » actuelle
– de fixer plus facilement des conditions de revente de billets de concerts. Exemple : le droit de revendre le billet d’occasion mais uniquement au prix facial, ou à maximum 20% de plus que le prix facial mais avec une partie qui revient à la salle ou à l’artiste ; ou encore l’interdiction de revendre le billet sur un site non-approuvé au préalable

Nous nous sommes également penchés sur l’une des questions les plus courantes en matière de blockchain : celle-ci conduira-t-elle à la fin des intermédiaires ? Pour l’industrie musicale, tout comme pour les autres secteurs, il nous semble essentiel de rester très mesurés vis-à-vis des affirmations péremptoires qui peuvent être entendues parfois à ce sujet. C’est également le point de vue que défend une spécialiste du secteur, interrogée dans l’étude, qui déconstruit certains clichés.

Enfin, nous proposons en fin d’étude un focus sur trois projets blockchain particulièrement prometteurs pour le secteur musical, qui seront à suivre de près.
 


 
 
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