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Interview dans l’émission Tech & Co sur BFM Business

BFM Business recevait hier Alexandre Stachtchenko dans l’émission Tech & Co pour commenter et analyser l’actualité des cryptomonnaies.

Interrogé sur la baisse des cours, celui-ci explique qu’il s’est produit « une exubérance dans le sens inverse [du boom d’il y a quelques mois], de la même façon que je venais dans les médias il y a à peu près un an pour dire que le prix de 20 000 dollars n’était pas justifié et que ça allait se corriger. On le voit aujourd’hui, les choses se corrigent effectivement. »

Il estime qu’ « il n’y a rien d’alarmant car cela ne change rien aux fondamentaux. Il y a plusieurs facteurs qui expliquent la tendance générale actuelle. Par exemple les ICO se sont essoufflées et les projets qui avaient levé de l’argent en ICO ces derniers mois se sont mis à convertir leurs cryptomonnaies en euros ce qui a alimenté la chute des cours. Mais ce n’est pas dramatique : ceux qui jettent les cryptomonnaies aujourd’hui sont les mêmes que ceux qui jetaient Amazon en 2001 parce que l’entreprise avait perdu 88% de sa valeur. »

La blockchain côté entreprises : que penser des cas d’usage en traçabilité ?

Au-delà des cryptomonnaies, Sébastien Couasnon lui a demandé son point de vue sur les applications blockchain d’entreprises de l’agroalimentaire comme Carrefour et Auchan : « c’est un cas d’usage qui est assez connu et qui a tout son intérêt puisqu’il s’agit d’apporter de la confiance sur l’origine des produits. Cela étant dit, techniquement il faut s’interroger sur la manière dont sont réalisés ces projets et distinguer ce qui relève surtout de la communication avec ce qui n’en relève pas. Toute une partie du défi consiste à créer une corrélation entre l’actif physique que l’on veut tracer – les carottes par exemple – et son équivalent numérique : ce lien reste compliqué à effectuer. Il peut s’effectuer avec des puces mais cela pose différentes questions. Il y a un deuxième défi qui implique de s’interroger sur la blockchain à utiliser. La blockchain prend toute sa puissance lorsqu’elle est largement décentralisée. Or on voit dans certains cas d’entreprises qu’il y a des « blockchains » centralisées en un seul point – ce qui s’appelle simplement un tableau Excel. Chez Blockchain Partner nous accompagnons des entreprises qui travaillent sur ces questions et nous considérons que c’est une bonne démarche de s’acculturer sur des cas d’usage comme celui-ci pour derrière éventuellement venir expérimenter, de façon plus ambitieuse ».

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