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Nos analyses sur la (crypto)monnaie de Facebook

Facebook a annoncé cette semaine le lancement à venir de sa propre (crypto)monnaie, le Libra. Cette initiative constitue un événement majeur non seulement pour l’univers des blockchains et cryptomonnaies mais aussi au-delà, pour la sphère technologique, pour les grands acteurs bancaires, pour les banques centrales, pour les Etats ou encore pour les citoyens.

Alexandre Stachtchenko et Clément Jeanneau, associés cofondateurs de Blockchain Partner, ont livré leurs analyses sur le sujet.

Entretien dans Capital

Alexandre Stachtchenko a donné un grand entretien au magazine Capital, à retrouver sur ce lien.

Extraits :

-« On sous-estime la volonté de Facebook de devenir une banque au sein de ce nouvel écosystème financier. (…) Mais j’ai l’impression qu’ils voient encore plus loin. Ils ne veulent pas concurrencer les États mais plutôt organiser la concurrence entre eux »

-« Outre le fait que le Libra est un consortium privé, le projet se distingue de WeChat en ne dépendant pas d’une seule monnaie. »


Podcast 21 Millions

L’entretien évoqué ci-dessus est une version partielle de l’interview d’Alexandre Stachtchenko par Grégory Raymond dans le podcast 21 Millions, à écouter en intégralité sur ce lien.

Trois erreurs d’analyse à éviter sur la monnaie de Facebook

Dans une analyse publiée sur le site Signaux Faibles, Clément Jeanneau explique pourquoi se focaliser sur la question d’un éventuel démantèlement de Facebook est insuffisant et présente ce qu’il considère comme le véritable risque posé par l’émergence du Libra.

« Le problème fondamental tient au fait qu’Internet est un bien public et doit le rester. Or l’émergence du Libra – ou des futures monnaies numériques créées par d’autres géants – constitue une nouvelle menace à l’égard d’Internet comme bien public.

Si le Libra venait à s’imposer comme une monnaie de référence sur Internet – ce qui est loin d’être évident mais ce qui est une hypothèse à considérer tout de même sérieusement -, c’est tout un pan de l’économie numérique qui aura été privatisé. Ce faisant, c’est la liberté propre à l’espace numérique qui se trouvera menacée, tout autant que se renforcera un capitalisme de surveillance toujours plus dangereux. »

Par ailleurs, en mars dernier Alexandre Stachtchenko et Clément Jeanneau avaient proposé une première analyse des enjeux – monétaires, géopolitiques, technologiques…- posés par l’initiative de Facebook : à redécouvrir ici sur notre site.